A l'origine, le Croisic était une île, devenue presqu'île, bordée en son littoral sud par l'Océan Atlantique, et au nord par le Grand Traict : vaste ouverture maritime vers les marais salants.
Le Croisic est une station balnéaire avec un port très animé.
Ancré sur son éperon granitique, Le Croisic a conservé son aspect d'antan. Ses belles constructions de granit nées du commerce du sel parlent encore de ces temps pas si lointain où l'or blanc du pays et l'armement des navires pour la pêche à la baleine assuraient l'aisance d'une partie de la population.
C'est du mot "kroazic" (petite croix en breton) que le nom de la ville tire son origine. Le site particulièrement bien situé entre la Loire et la Vilaine donne naissance dès la Gaule antique à un petit port. Un château fort et des remparts y sont construits au XIVe siècle.
Au XVIe siècle, le port du Croisic connaît un essor particulièrement important grâce au commerce maritime. De belles demeures et l'église Notre-Dame de Pitié sont construits. Le déclin s'amorce sous le règne de Louis XIV.
Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, le duc d'Aiguillon restaure le port qui a besoin de gros travaux. En 1597, Henri IV fait détruire le château. En 1763, la ville qui était jusque là rattachée à Batz acquiert son indépendance.
Au XIXe siècle, le développement des conserveries de sardines et de conchyliculture permet au Croisic de se ressaisir. De plus, la cité connaît l'afflux de la grande vague touristique qui s'abat sur la presqu'île.